Le Printemps arabe et l’évolution des rapports Islam-Etat en Égypte et en Tunisie

Les relations entre la religion, l’État et le droit ont toujours été complexes, et cela, dans toutes les traditions juridiques du monde. Le cas du monde arabe est assez emblématique car l’influence de la religion n’a jamais cessé malgré un large mouvement de sécularisation consécutif à l’avénement d’États mations centralisés. L’examen de la situation révèle l’ambivalence des rapports des pays arabes à l’Islam. De l’Islam religion d’État à l’État islamique en passant par l’Islam source de législation, des pouvoirs de facture autoritaire, ont tenté de gérer l’Islam dans le cadre de l’État.

Ces paradigmes risquent fort d’être remis en cause aujourd’hui suite au Printemps arabe. Dans un contexte transitoire marqué par les tensions politiques, les tergiversations et la domination des partis islamistes, l’auteur tentera d’évaluer l’impact de ces bouleversements sur le lien État/Islam, en vue d’envisager les perspectives d’évolution du système politico-juridique, particulièrement en Égypte et en Tunisie.

Ce contenu a été mis à jour le 9 octobre 2016 à 22 h 03 min.